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iwltty
that's what i would call... post-modern poetry. eek!
jvtt
5 jours plus tard,
Il n'avait pas de dents:
Devant son éloquence grandiloquente,
S'il n'avait pas déjà perdu toutes ses dents,
De retour à Toronto,
Ça ne m'fait rien d'attendre Voilà un truc bizarre... Je n'avais pas affiché ce poème, écrit il y a déjà 7 mois, et déjà codé HTML!
Il était une fois une petite noix
Sans dessus-dessous,
Elle mijote, mijote.
C'est du toit qu'elle sauta,
Irrité, énervé,
La vie est belle, après tout, lorsqu'un ami peut vous faire rire aux éclats en se riant de votre nom. Quel chanceux, que je ne m'appelle pas Ruth Ross, et que mon nom soit des plus poétique!
Voilà donc, une partie de cet opuscule qui me fut dédié.
---Microcosme---
L'hélice par eaux diaphanes tasse tiques et mouches maures; elle hisse, pas radine, la meule vétuste. Hélie, sporadique, a réchauffé l'isba radiaire; les lys, raidis par le vent, n'eussent jamais tué les ébats radicaux des fourmis d'arbre qui, délice!, paradent, y traient pollen-réglisse, pardi!
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Merci. Chaque fois que je le lis, j'y trouve un peu plus.
Et pour bien me souvenir des rires (trop triste que je doive en couper autant...):
---La joie---
[...]
"Elise, il y a longtemps que je veux t'avouer
------ I just realized that you do not deserve to be here.
Je viens de réaliser que tu ne mérites pas d'être ici.
Une muse t'inspire.
Quand j'y pense, c'est évidemment un MUST.
[Je dois avouer le plagiat du titre de Jean Leloup. Sacrée moi.]
Bonnes intentiojnkgjtv
[Je me permets une traduction libre (for my Anglophone readers... Hope Jonathan is fine with the idea...):]
--- Spring Break ---
Good intentiojnkgjtv
Jonathan a écrit un petit quelque chose post-moderne à propos de la relâche. Évidemment, puisqu'il souhaite le publier, il m'est impossible de le recopier ici. La mention me permettra certainement de m'en souvenir. Zut.
Sometimes I wish we could stay like that forever
Ma p'tite Mémé est une dévoreuse de soleil I really do not like this one, but since it is written and already posted, I guess I'll leave it here. Just one more piece of crap online.
Odd, unplanned,
I don't strike you as odd.
We have hope in the future
It might not be with you
J'ai l'estomac dans les talons
Tu as pris un feutre,
Je sais finalement
Guy a disparu de sur ma peau, Ode à ma soeur - pas masseuse
Il était une fois
"Princesse borgne
À ma Mère-Grand,
L'premier, l'stupide
Échoua once.
L'second, l'brillant, Lorsque clé pêchée,
Soleil couchant,
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Conte refait et contrefait
Un père avait deux fils. Il idolâtrait son aîné, Maurice, qui avait tout pour plaire : il était constamment assis sur son coccyx, il avait un intense acné, souffrait d’embonpoint et, à dix-sept ans, il commençait à faire de la calvitie. Il avait aussi de merveilleuses qualités que son père admirait dans son amour inconditionnel : il était paresseux, irrespectueux et, ô merveille, mangeait la bouche ouverte. Son plus jeune, Paul , avait quant à lui des cheveux d’or, était athlétique, avait une peau de pêche et jouissait d’une posture enviée des mannequins les plus anorexiques. De plus, il était bourré de défauts : il était honnête, poli et, à l’heure du repas, il utilisait un couteau et une fourchette plutôt que d’utiliser ses doigts. Ils étaient tellement différents l’un de l’autre que l’on questionnait souvent leur filiation.
Alors qu’il lisait l’Hebdo de St-Anselme, le père vit, entre deux annonces de lignes érotiques, une annonce pour une « jeune princesse riche, cherchant jeune prince charmant, disponible dès maintenant pour celui qui parviendra à surmonter trois épreuves. 653-4578, demander Ginette. » C’était alléchant et il en parla bien sûr à Maurice, qui grogna, depuis les décombres de sa chambre à coucher : « Pôpa là, tu veux toujours que j’fasse toute. » Le père se faufila entre les assiettes où finissaient de sécher des restes de macaroni au fromage et les paires de bas sales pour découvrir son fils, couché dans son lit, entouré de canettes de bière et de revues sur l’automobile. « Ben voyons, Maurice, c’est la chance de ta vie. Trois p’tites épreuves pis tu fais pu rien après. Si tu y vas, j’te prête mon char blanc. » Maurice avait toujours trouvé que les chars blancs étaient les plus laids mais, dans sa philosophie, un char, c’est un char alors il accepta.
Paré de ses plus beaux atours, c’est-à-dire qu’il avait changé ses bas, Maurice prit la route pour le village voisin dans sa voiture blanche. Lorsqu’il arriva à la maison qu’on lui avait indiquée au téléphone, Ginette, la grand-mère de la fille, était postée à la fenêtre. « Maudit, je savais ben qu’une annonce dans les journaux c’était pas une bonne idée , pensa-t-elle. C’est pu comme avant : il y a même de la rouille sur son char pis ça se voit encore plusse parce qu’yé blanc. Mais bon, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour marier une fille borgne?! »
Maurice sortit de sa voiture, oublia les lumières allumées puis alla sonner à la porte. La porte s’entrebâilla. « C’tu vous Ginette?!? » Tâchant de prendre un air sérieux, Ginette sortit une boîte format géant de gruau Quaker et la renversa par terre, dans son entrée. Elle lui dit : « Tu dois ramasser tout le gruau d’ici à dans une heure. Sinon… » « Tabar…! » À quatre pattes dans le gruau, Maurice finit par être vaincu par la gravité : après une heure, Ginette le trouva couché, de l’avoine collé sur le visage et dans les cheveux. Elle le réveilla du bout du pied. « Envoueye! Lève-toé! »
Bien qu’il eut échoué à la première épreuve, la grand-mère, désespérée de ne pas parvenir à trouver un homme pour sa fille, lui permit de passer à la seconde. Il s’agissait d’aller chercher une clé dans la piscine de la cour, où crapauds, nénuphars et algues avaient pris pied et permis la formation d’un écosystème unique au monde. « Ouache, men. J’avais mis des bas propres en plusse. » Il sauta dans la piscine dont la température frôlait les 65 degrés Fahrenheit, mais il ne put trouver la clé, l’eau étant si sale qu’il était impossible d’y voir quoi que ce soit. Il en sortit sale, puant et gluant, sans mentionner que le bleu de ses lèvres contrastait durement avec le vert du nénuphar qu’il portait en couvre-chef. Ginette pensa alors : « Ouin, j’aurais peut-être dû faire faire un petit nettoyâge de la piscine… »
Sentant qu’elle avait une certaine responsabilité dans l’échec de notre héros, elle lui permit de tenter sa chance à la dernière étape. Alignées sur le divan et la tête couverte d’un linge à vaisselle, un ourson en peluche, la princesse et une Barbie au crâne rasé attendaient qu’on vint les voir. Une fois face à eux, Ginette annonça à Maurice qu’il devait déterminer qui était la princesse. Maurice, tout sourire, répondit : « Ben voyons, c’est facile. C’est elle. » Il pointait la Barbie. Découragée, Ginette le transforma sur le champ en chien saucisse. Un chien saucisse boutonneux, qui faisait de l’embonpoint et qui ne pouvait s’asseoir que sur son coccyx. Prenez le temps de rire un peu, puis nous continuerons l’histoire.
Inquiet de ne pas voir revenir son fils chéri, le père décida d’envoyer le plus jeune à sa suite. Paul monta donc sur le vélo vert fluo qu’il possédait depuis la quatrième année du primaire et que son père n’avait jamais voulu changer sous prétexte qu’il était encore suffisamment grand pour lui. Paul pédala donc, les genoux au menton et les talons sur les fesses, jusqu’à la demeure de Ginette et de sa petite-fille la princesse.
Arrivé là, il stationna sa monture puis alla frapper à la porte. Un chien jappa à l’intérieur et Ginette arriva quelques instants plus tard. Elle venait tout juste de terminer de récupérer le gruau et elle était plus ou moins satisfaite de voir arriver un nouveau prétendant. Toutefois, convaincu du bien de sa cause, elle sortit une deuxième boîte format familial de gruau Quaker et la versa dans son entrée. Les voisins, intrigués, ne manquèrent pas de la prendre pour une folle. Futé, Paul trouva rapidement une solution au problème. Il alla à la rue, souleva un panneau d’arrêt et le planta au centre de l’amoncellement de gruau. Il appela ensuite le chien, qui s’empressa de marquer son territoire autour du poteau. Le gruau se transforma en un pain collant qu’il fut aisé de ramasser sans en laisser un grain. Vaguement dégoûtée mais vaincue, la grand-mère accepta cette première victoire de Paul.
Elle l’emmena ensuite dans la cour pour la deuxième épreuve. Elle lança une deuxième clé dans la piscine. Paul fit une seconde fois preuve d’astuce : il demanda à la vieille femme s’il pouvait aller à la salle de bain. Acceptant sa requête, la femme le laissa pénétrer dans sa demeure, où Paul se saisit d’un aimant à réfrigérateur. Il ressortit de la maison et attacha l’aimant au bout d’un de ses lacets. En jetant l’aimant dans la piscine, il parvint à repêcher la clé perdue. Éberluée, Ginette n’eut d’autre choix que de le faire passer à la dernière étape.
Debout devant le divan, Paul se demandait comment il parviendrait à distinguer la princesse. Un petit lutin jouait de l’accordéon dans son esprit et Paul savait très bien que ce n’était pas là la solution à son problème. Le lutin se mit alors à jouer de la guimbarde. Non, pas ça non plus. Enfin, lumière. Il se racla la gorge puis se mit à réciter un poème. Un de ces longs poèmes d’amour qui feraient pleurer une roche. Après trois heures de récitation, alors que le chien était allé se cacher sous la jupe de Ginette et que celle-ci s’était enfoncé deux paires de bouchons dans chaque oreille, on vit le miracle s’accomplir. Sur le linge à vaisselle posé sur la tête de la princesse, deux ronds mouillés s’étaient formés. Elle pleurait. Paul coupa net son poème, se dirigea vers elle et souleva le linge. Il avait réussi à découvrir qui des trois était la princesse. Ginette lui cria alors (elle avait toujours les bouchons) : « Prends-la pis prends tout ce que tu veux mais arrête tes maudits poêmes! » Il prit la fille, il prit l’argent et il prit le chien. Il les plaça tous trois dans le panier à l’avant de son vélo et il se mit à rouler vers le soleil couchant en récitant des poèmes d’amour.
Hélène Paradis
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