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:: Samedi 26 novembre 2005 ::

4s

iwltty
iwlyttm
iwtfyim
byanctm

that's what i would call... post-modern poetry. eek!

jvtt
jvqtmt
jvtsem
mtnppdm


:: elise 2005-11-26 14:19:29 [Permalien] ::
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:: Lundi 31 octobre 2005 ::
non de non!

5 jours plus tard,
Ayant cumulé du retard,
Je quitte Montréal.
Tous mes trucs je remballe
Et lève les amarres
Afin de me pointer à la gare.

Il n'avait pas de dents:
Non de non, épatant!
Tout de bleu vêtu,
Grand et bien ventru,
Porteur de mauvaises nouvelles,
Il me dit: «Mam'zelle:
Votre autobus, est déjà parti,
Sans votre personne, a déguerpi,
Parce que party d'Halloween,
Ouain, tu sais ce que j'mean,
Trop d'passagers,
Chauffeurs crevés,
Désastre sans nom!
Une heure d'attente, non de non!»

Devant son éloquence grandiloquente,
Sa dentition, disparue, manquante,
Devant ses habits sérieux,
Et son absence de cheveux,
J'en perdis mon latin:
«Merci.» «De rien.»

S'il n'avait pas déjà perdu toutes ses dents,
Mes passes de karaté, hop hop, pan, pan!
J'les lui aurais cassées!
Sa face aimable, bang! L'aurais fait éclater.
Non de non, rien de rien, c'est pas mon genre!
J'm'assois sur mes fesses, ça n'me fait rien d'attendre.

De retour à Toronto,
Un deux, papier, stylo:
L'agent de sécurité édenté,
En deux temps trois mouvements couché
Sur papier.

Ça ne m'fait rien d'attendre
Puisque jamais il ne va entendre
Ma révolte intérieure contre la compagnie qui l'engage,
Et jamais, non de non, ce silencieux hommage!


:: elise 2005-10-31 21:28:49 [Permalien] ::
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:: Mercredi 29 juin 2005 ::
--- tête de noix ---

Voilà un truc bizarre... Je n'avais pas affiché ce poème, écrit il y a déjà 7 mois, et déjà codé HTML!
Nous voici donc, tête de noix!

Il était une fois une petite noix
Qui avait le foie à plat
D'avoir trop bu de vin
Pour noyer ses chagrins.

Sans dessus-dessous,
Énervée, sans le sou,
N'ois t'on pas notre noix
Dire "Non, non, ça ne va pas!"

Elle mijote, mijote.
Elle contemple, contemple.
Elle complote, complote.
Elle servira d'exemple.

C'est du toit qu'elle sauta,
Criant: "J't'ai trop aimé, Scélérat!"
Pour tomber, Oh! Misère!
Sur un gros homme bleu d'colère.

Irrité, énervé,
Essouflé, angoissé,
Terrifié, mais affamé,
Il la mangea, eut mal au foie.


:: elise 2005-06-29 19:52:31 [Permalien] ::
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:: Jeudi 10 mars 2005 ::
--- cadeau d'anniversaire ---

La vie est belle, après tout, lorsqu'un ami peut vous faire rire aux éclats en se riant de votre nom. Quel chanceux, que je ne m'appelle pas Ruth Ross, et que mon nom soit des plus poétique!

Voilà donc, une partie de cet opuscule qui me fut dédié.

---Microcosme---

L'hélice par eaux diaphanes tasse tiques et mouches maures; elle hisse, pas radine, la meule vétuste. Hélie, sporadique, a réchauffé l'isba radiaire; les lys, raidis par le vent, n'eussent jamais tué les ébats radicaux des fourmis d'arbre qui, délice!, paradent, y traient pollen-réglisse, pardi!

------

Merci. Chaque fois que je le lis, j'y trouve un peu plus.

Et pour bien me souvenir des rires (trop triste que je doive en couper autant...):

---La joie---

[...]

"Elise, il y a longtemps que je veux t'avouer
Que j'ai le rhube des foins; pouvons-nous rentrer?"

------


:: elise 2005-03-10 17:34:52 [Permalien] ::
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:: Dimanche 6 mars 2005 ::
--- you don't ---

I just realized that you do not deserve to be here.
Enough time wasted.

Je viens de réaliser que tu ne mérites pas d'être ici.
Trop de temps déjà perdu.


:: elise 2005-03-06 15:38:35 [Permalien] ::
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:: Dimanche 20 février 2005 ::
--- la muse et le museau ---

Une muse t'inspire.
Quel est le masculin de muse?
Musée? Museau? Muscle?
Certainement pas musique.

Quand j'y pense, c'est évidemment un MUST.
Une muse, c'est un must.

[Je dois avouer le plagiat du titre de Jean Leloup. Sacrée moi.]


:: elise 2005-02-20 19:22:19 [Permalien] ::
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:: Samedi 19 février 2005 ::
--- La relâche (La vraie!) ---

Bonnes intentiojnkgjtv
ffyufgjrjk,ygb h 56wscv
gbgtvjmhngvsd
,7jhjg bnnhj34jm zut

[Je me permets une traduction libre (for my Anglophone readers... Hope Jonathan is fine with the idea...):]

--- Spring Break ---

Good intentiojnkgjtv
ffyufgjrjk,ygb h 56wscv
gbgtvjmhngvsd
,7jhjg bnnhj34jm shoot


:: elise 2005-02-19 08:29:46 [Permalien] ::
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:: Vendredi 18 février 2005 ::
--- la relâche ---

Jonathan a écrit un petit quelque chose post-moderne à propos de la relâche. Évidemment, puisqu'il souhaite le publier, il m'est impossible de le recopier ici. La mention me permettra certainement de m'en souvenir. Zut.


:: elise 2005-02-18 07:51:26 [Permalien] ::
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:: Mercredi 9 février 2005 ::
--- no better than now ---

Sometimes I wish we could stay like that forever
In the snow, feeling so warm:
It does feel good, in your arms.
But I guess you have better things to do,
Other things on your list, another girl to talk to.
I am jealous, of course, but also plainly ridiculous,
Since I still try, without success, to convince myself
That things couldn't be better than now,
Now that only sporadically, eyes filled with tears,
I have the luck to hold you close to my heart.


:: elise 2005-02-09 20:50:56 [Permalien] ::
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:: Mercredi 9 février 2005 ::
--- Maman ---

Ma p'tite Mémé est une dévoreuse de soleil
Quand il y en a, elle se porte à merveille;
Quand il n'y en a pas, elle broie un peu de noir,
Mais reste toujours là pour m'insuffler de l'espoir.


:: elise 2005-02-09 10:47:42 [Permalien] ::
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:: Dimanche 26 décembre 2004 ::
--- odd ---

I really do not like this one, but since it is written and already posted, I guess I'll leave it here. Just one more piece of crap online.

Odd, unplanned,
Not wanted, not desired.
Unhoped for, unwished,
Unseen & undone.

I don't strike you as odd.
You fit me in your plans.
- You want me in your life?
- A life full of desire.

We have hope in the future
We wish to see the world
We know we'll do it all
& that's all that matters.

It might not be with you
You might not be with me.
But for the moment it works
& that's all that matters.


:: elise 2004-12-26 16:27:04 [Permalien] ::
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:: Dimanche 26 décembre 2004 ::
--- guy ---

J'ai l'estomac dans les talons
Et une souris dans l'estomac.
Elle est un glouton
Qui s'appelle Guy,
Puisque tu l'as nommé ainsi.

Tu as pris un feutre,
L'a appliqué sur mon ventre,
L'a fait glisser sur ma peau nue.
C'est ainsi que le glouton prit forme:
Un nez, des oreilles, Guy est apparu.

Je sais finalement
Pourquoi j'ai toujours faim.
C'est ce petit intrus,
Satiné, aux griffes pointues:
Il me grignote l'intérieur.

Guy a disparu de sur ma peau,
Alors je l'immortalise ici.
Tu n'as pas besoin d'un poème:
Tu revis chaque fois qu'à cause de Guy,
J'ai l'estomac dans les talons.


:: elise 2004-12-26 16:14:14 [Permalien] ::
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:: Jeudi 2 décembre 2004 ::
la princesse empoisonnée

Ode à ma soeur - pas masseuse

Il était une fois
2 princes, 1 roi
L'un stupide
L'autre pas

"Princesse borgne
Cherche fiancé,
Veuillez bien vouloir
Vous présenter

À ma Mère-Grand,
Bénévolente bienveillante.
Trois épreuves
Ma foi! violentes!"

L'premier, l'stupide
Du père l'préféré
Fut illico presto
Timbré puis envoyé.

Échoua once.
Échoua twice.
Abracadabra! Chien saucisse,
Abracadabra! Boutonneux!

L'second, l'brillant,
D'autant trois mouvements
Ramassa l'gruau,
Puis l'motton,

Lorsque clé pêchée,
Poétrie récitée
La princesse borgne
Il fit pleurer.

Soleil couchant,
Chien vraiment embarassant,
Princesse dans l'panier
Il est temps d'aller s'coucher.

-----------------

Conte refait et contrefait
Les deux fils

Un père avait deux fils. Il idolâtrait son aîné, Maurice, qui avait tout pour plaire : il était constamment assis sur son coccyx, il avait un intense acné, souffrait d’embonpoint et, à dix-sept ans, il commençait à faire de la calvitie. Il avait aussi de merveilleuses qualités que son père admirait dans son amour inconditionnel : il était paresseux, irrespectueux et, ô merveille, mangeait la bouche ouverte. Son plus jeune, Paul , avait quant à lui des cheveux d’or, était athlétique, avait une peau de pêche et jouissait d’une posture enviée des mannequins les plus anorexiques. De plus, il était bourré de défauts : il était honnête, poli et, à l’heure du repas, il utilisait un couteau et une fourchette plutôt que d’utiliser ses doigts. Ils étaient tellement différents l’un de l’autre que l’on questionnait souvent leur filiation.

Alors qu’il lisait l’Hebdo de St-Anselme, le père vit, entre deux annonces de lignes érotiques, une annonce pour une « jeune princesse riche, cherchant jeune prince charmant, disponible dès maintenant pour celui qui parviendra à surmonter trois épreuves. 653-4578, demander Ginette. » C’était alléchant et il en parla bien sûr à Maurice, qui grogna, depuis les décombres de sa chambre à coucher : « Pôpa là, tu veux toujours que j’fasse toute. » Le père se faufila entre les assiettes où finissaient de sécher des restes de macaroni au fromage et les paires de bas sales pour découvrir son fils, couché dans son lit, entouré de canettes de bière et de revues sur l’automobile. « Ben voyons, Maurice, c’est la chance de ta vie. Trois p’tites épreuves pis tu fais pu rien après. Si tu y vas, j’te prête mon char blanc. » Maurice avait toujours trouvé que les chars blancs étaient les plus laids mais, dans sa philosophie, un char, c’est un char alors il accepta.

Paré de ses plus beaux atours, c’est-à-dire qu’il avait changé ses bas, Maurice prit la route pour le village voisin dans sa voiture blanche. Lorsqu’il arriva à la maison qu’on lui avait indiquée au téléphone, Ginette, la grand-mère de la fille, était postée à la fenêtre. « Maudit, je savais ben qu’une annonce dans les journaux c’était pas une bonne idée , pensa-t-elle. C’est pu comme avant : il y a même de la rouille sur son char pis ça se voit encore plusse parce qu’yé blanc. Mais bon, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour marier une fille borgne?! »

Maurice sortit de sa voiture, oublia les lumières allumées puis alla sonner à la porte. La porte s’entrebâilla. « C’tu vous Ginette?!? » Tâchant de prendre un air sérieux, Ginette sortit une boîte format géant de gruau Quaker et la renversa par terre, dans son entrée. Elle lui dit : « Tu dois ramasser tout le gruau d’ici à dans une heure. Sinon… » « Tabar…! » À quatre pattes dans le gruau, Maurice finit par être vaincu par la gravité : après une heure, Ginette le trouva couché, de l’avoine collé sur le visage et dans les cheveux. Elle le réveilla du bout du pied. « Envoueye! Lève-toé! »

Bien qu’il eut échoué à la première épreuve, la grand-mère, désespérée de ne pas parvenir à trouver un homme pour sa fille, lui permit de passer à la seconde. Il s’agissait d’aller chercher une clé dans la piscine de la cour, où crapauds, nénuphars et algues avaient pris pied et permis la formation d’un écosystème unique au monde. « Ouache, men. J’avais mis des bas propres en plusse. » Il sauta dans la piscine dont la température frôlait les 65 degrés Fahrenheit, mais il ne put trouver la clé, l’eau étant si sale qu’il était impossible d’y voir quoi que ce soit. Il en sortit sale, puant et gluant, sans mentionner que le bleu de ses lèvres contrastait durement avec le vert du nénuphar qu’il portait en couvre-chef. Ginette pensa alors : « Ouin, j’aurais peut-être dû faire faire un petit nettoyâge de la piscine… »

Sentant qu’elle avait une certaine responsabilité dans l’échec de notre héros, elle lui permit de tenter sa chance à la dernière étape. Alignées sur le divan et la tête couverte d’un linge à vaisselle, un ourson en peluche, la princesse et une Barbie au crâne rasé attendaient qu’on vint les voir. Une fois face à eux, Ginette annonça à Maurice qu’il devait déterminer qui était la princesse. Maurice, tout sourire, répondit : « Ben voyons, c’est facile. C’est elle. » Il pointait la Barbie. Découragée, Ginette le transforma sur le champ en chien saucisse. Un chien saucisse boutonneux, qui faisait de l’embonpoint et qui ne pouvait s’asseoir que sur son coccyx. Prenez le temps de rire un peu, puis nous continuerons l’histoire.

Inquiet de ne pas voir revenir son fils chéri, le père décida d’envoyer le plus jeune à sa suite. Paul monta donc sur le vélo vert fluo qu’il possédait depuis la quatrième année du primaire et que son père n’avait jamais voulu changer sous prétexte qu’il était encore suffisamment grand pour lui. Paul pédala donc, les genoux au menton et les talons sur les fesses, jusqu’à la demeure de Ginette et de sa petite-fille la princesse.

Arrivé là, il stationna sa monture puis alla frapper à la porte. Un chien jappa à l’intérieur et Ginette arriva quelques instants plus tard. Elle venait tout juste de terminer de récupérer le gruau et elle était plus ou moins satisfaite de voir arriver un nouveau prétendant. Toutefois, convaincu du bien de sa cause, elle sortit une deuxième boîte format familial de gruau Quaker et la versa dans son entrée. Les voisins, intrigués, ne manquèrent pas de la prendre pour une folle. Futé, Paul trouva rapidement une solution au problème. Il alla à la rue, souleva un panneau d’arrêt et le planta au centre de l’amoncellement de gruau. Il appela ensuite le chien, qui s’empressa de marquer son territoire autour du poteau. Le gruau se transforma en un pain collant qu’il fut aisé de ramasser sans en laisser un grain. Vaguement dégoûtée mais vaincue, la grand-mère accepta cette première victoire de Paul.

Elle l’emmena ensuite dans la cour pour la deuxième épreuve. Elle lança une deuxième clé dans la piscine. Paul fit une seconde fois preuve d’astuce : il demanda à la vieille femme s’il pouvait aller à la salle de bain. Acceptant sa requête, la femme le laissa pénétrer dans sa demeure, où Paul se saisit d’un aimant à réfrigérateur. Il ressortit de la maison et attacha l’aimant au bout d’un de ses lacets. En jetant l’aimant dans la piscine, il parvint à repêcher la clé perdue. Éberluée, Ginette n’eut d’autre choix que de le faire passer à la dernière étape.

Debout devant le divan, Paul se demandait comment il parviendrait à distinguer la princesse. Un petit lutin jouait de l’accordéon dans son esprit et Paul savait très bien que ce n’était pas là la solution à son problème. Le lutin se mit alors à jouer de la guimbarde. Non, pas ça non plus. Enfin, lumière. Il se racla la gorge puis se mit à réciter un poème. Un de ces longs poèmes d’amour qui feraient pleurer une roche. Après trois heures de récitation, alors que le chien était allé se cacher sous la jupe de Ginette et que celle-ci s’était enfoncé deux paires de bouchons dans chaque oreille, on vit le miracle s’accomplir. Sur le linge à vaisselle posé sur la tête de la princesse, deux ronds mouillés s’étaient formés. Elle pleurait. Paul coupa net son poème, se dirigea vers elle et souleva le linge. Il avait réussi à découvrir qui des trois était la princesse. Ginette lui cria alors (elle avait toujours les bouchons) : « Prends-la pis prends tout ce que tu veux mais arrête tes maudits poêmes! » Il prit la fille, il prit l’argent et il prit le chien. Il les plaça tous trois dans le panier à l’avant de son vélo et il se mit à rouler vers le soleil couchant en récitant des poèmes d’amour.

Hélène Paradis


:: elise 2004-12-02 10:50:29 [Permalien] ::
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